Déclaration liminaire du SE-Unsa 75 CAPD du 18/10/12

                                                            Monsieur le directeur,

Cette commission paritaire se réunit près de deux mois après la rentrée scolaire afin de prendre connaissance des probables, voire certaines annulations de stages, d’examiner le projet départemental d’attribution des stages de formation continue du plan académique de formation du 1er degré, enfin d’examiner les candidatures aux modules ASH de formation d’initiative nationale. Première remarque : elle concerne la méthode académique : on examine la question de la suppression des stages de façon concomitante à celle des candidatures à ces stages. Si, comme l’on dit couramment,  gouverner c’est prévoir, soit l’administration  est trop prévoyante, (elle sait tirer les leçons d’un récent passé où 13% des stages ont été annulés), soit elle ne l’est pas assez, que n’a-t-elle pas, alors, évité d’annoncer des stages dont elle savait fort bien qu’elle ne serait pas en capacité de les mettre en œuvre ?

Le propos du SE sera donc bref.

Premièrement, il convient de se pencher sur les dépouilles de la formation. En effet, si l’élaboration d’un plan de formation volumineux existe, il est une illustration brillante « d’une organisation administrative dysfonctionnant » pour reprendre les termes mêmes du rapport « Refondons l’école de la République ». Volontairement ambitieux en matière de formation des personnels, ce plan révèle le grand écart entre les principes affichés et la réalité des faits :- des formations presque réduites à la formation hors temps scolaires, – des dispositifs de formation pseudo-innovants à distance et lowcost, une organisation et un suivi parfois ubuesques où tout est fait pour désigner d’office les collègues qui ne sont pas intéressés tandis que, ceux qui le sont, ne peuvent être retenus, une information défaillante quand elle n’est pas contradictoire entre le PDF et le paramétrage du logiciel d’inscription.

Bref, une belle usine à gaz !

C’est à se demander s’il s’agit d’une brillante incompétence ou d’une volonté délibérée de sabotage. Pour illustration,  le SE UNSA souhaite interroger l’administration sur les péripéties du stage « Prévention de la violence en Maternelle ». Quelle cohérence peut-on trouver  depuis la projection d’un diaporama en conseil d’inspecteurs pour présenter la formation de M.Tisseron en grande pompe, jusqu’à la recherche des volontaires désignés, puis à l’exclusion des candidats volontaires sans oublier le déplacement d’une formation initialement  prévue sur le temps scolaire avant que de ne la transformer en une formation hors temps scolaire ?

Deuxièmement, il convient de s’attarder sur les circonstances du moment à l’heure où les personnels découvrent les orientations d’une refondation de l’école. Quelques conclusions extraites du rapport remis le 12 octobre dernier incitent à rappeler à l’administration quelques enseignements qui devraient rester présents à son esprit :

D’une part, le constat d’une action publique désordonnée dont la seule cohérence a été de s’être développée autour d’un modèle de management techniciste ; d’autre part la critique d’une action publique qui s’est caractérisée par des injonctions irréalisables en l’absence d’adéquation entre les objectifs et les moyens mis en œuvre.

Pour clore ce propos liminaire le SE-UNSA se doit de regretter et de dénoncer des dysfonctionnements graves qui perdurent au sein de notre académie et là, sur ce point capital,  Monsieur le directeur, certaines inactions ou tergiversations pourraient s’avérer coupables surtout lorsqu’il s’agit de l’atteinte à l’intégrité morale et à la santé des collègues.

Le SE UNSA tient à dénoncer les abus de pouvoir hiérarchique là où ils sont perpétrés car, d’une part, ils entachent le travail de ceux qui exercent leur mission consciencieusement, dans le respect des personnels et l’intérêt du service public d’éducation, d’autre part, ils peuvent constituer des faits répréhensibles non seulement du point de vue de la législation du travail mais surtout, et principalement, du code pénal.

Il y a moins d’une semaine, une collègue devait demander à Monsieur le Recteur d’académie l’application des dispositions de l’article 11  sur la protection juridique du fonctionnaire. Malheureusement, cette collègue n’a pas pu procéder au signalement par le biais du registre de signalement d’un incident grave et imminent, registre qui doit être tenu par le chef de service conformément à la circulaire fonction publique du 9 août 2011. Le SE-UNSA sera vigilant pour que ces dysfonctionnements cessent dans les meilleurs délais.

L’administration se montrera-t-elle pour sa part en capacité d’assumer ses obligations légales ?

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